LLD : 5 astuces pour faires des économies

L’utilisation optimale de la location longue durée (LLD) suppose la mise en place d’une car policy claire et cohérente, ainsi qu’une mise en concurrence intelligente des prestataires. Sans oublier le rôle du conducteur lui-même.

En matière de flotte automobile, la location longue durée (LLD) reste prédominante dans les grands groupes. Selon l’Observatoire du véhicule d’entreprise, 62% des entreprises françaises de plus de 100 salariés ont opté pour cette solution de financement, loin devant l’achat comptant et le crédit-bail. Les loueurs longue durée clôturent, d’ailleurs, l’année 2014 avec une activité fleet en hausse de 8,6%, selon le Syndicat national des loueurs de voitures en longue durée (SNLVLD). Lequel note que le dernier trimestre 2014 se caractérise par une forte demande de véhicules électriques (+ 127%) et hybrides (+ 36%). Toutefois, avec 3666 VE et 4 114 hybrides ces volumes ne représentent que 1,8 % des mises à la route.

Avantageuse en termes de gestion administrative, la LLD est aussi une source substantielle d’économies pour les fleet managers. À condition de jouer sur les bons leviers d’action. Rappel des bases.

1. Bien élaborer sa car policy
L’optimisation financière de la LLD passe par l’élaboration d’une bonne politique de véhicule (car policy). Elle doit définir un standard d’attribution de véhicule en fonction du poste et de l’ancienneté du salarié. L’idéal est d’avoir trois ou quatre catégories de véhicules au maximum. Il faut, surtout, éviter l’attribution au cas par cas, au risque de se retrouver avec une flotte composée de véhicules atypiques (SUV, 4×4) ou équipés d’options exotiques (boîte automatique, attelage de remorque, etc.), dont la difficulté de revente, à terme, sera compensée par un loyer plus élevé. De plus, il est judicieux de réduire le nombre de marques proposées afin de bénéficier de remises intéressantes.

2. Choisir le bon prestataire
« Dans le cadre de la LLD, regarder le prix du véhicule ne suffit pas », rappelle Patricia Caulfuty, directrice commerciale de GE Capital Fleet services. « Il faut faire attention au TCO », qui inclut les prestations de services (assurance, entretien, etc.), la consommation de carburant estimée, la fiscalité automobile, le coût de revente du véhicule… Autant de points qui peuvent optimiser une LLD. Lors du choix d’un véhicule, il conviendra d’être attentif à la puissance du moteur et au type de carburant utilisé, mais pas seulement. « Il faut choisir en fonction du cycle de vie du véhicule », souligne Patricia Caulfuty. « Une voiture récente coûtera, certes, plus cher et donnera moins lieu à des remises, mais sa valeur résiduelle, à terme, sera meilleure. C’est un calcul à faire. » Objectif: dénicher le véhicule qui combine la meilleure remise et la meilleure valeur résiduelle. Or, cette dernière donnée dépend largement du succès du véhicule sur le marché. « Si vous prenez une marque comme Audi, qui a le vent en poupe, il y a de grandes chances pour que le loueur perde moins d’argent à la revente du véhicule, car celui-ci aura une bonne valeur de rachat », note Yves Pépin.

3. Veiller aux prestations associées
Il convient d’être vigilant, en matière de prestations de services associées à la LLD. Mieux vaut entrer dans le détail des contrats et comparer les offres à prestations égales, regarder si l’assistance est à 0 ou 100 km, si le garage se trouve à proximité, combien de remplacements de pneus sont prévus, etc. Il est nécessaire d’être précis et de faire jouer la concurrence sur la base de critères identiques, même si les prestataires s’arrangent, souvent, pour que leurs offres soient difficiles à comparer. « Certains prestataires s’organisent pour industrialiser le métier de loueur afin de générer du volume, mais ils perdent en qualité d’expertise et de relation client », met en garde Gérard de Chalonge, directeur commercial d’Athlon. « Si, en tant que client, vous n’avez pas face à vous une équipe dédiée à la gestion de vos contrats et que vous devez vous adresser à un call center, vous allez perdre en conseil. Les contrats de LLD durent, en moyenne, 45 mois. Si le prestataire n’est pas capable de vous accompagner sur un partenariat de long terme, vous allez perdre de l’argent. »

4. Responsabiliser le conducteur
L’optimisation de la LLD passe également par l’amélioration du comportement du conducteur. À ce titre, investir dans des stages de formation à l’écoconduite peut porter ses fruits sur le long terme. « On constate que cela fait baisser la consommation de carburant de l’ordre de 5 à 10% », précise Patricia Caulfuty. Le coaching ou la formation en matière de sécurité au volant peut aussi entraîner la réduction du nombre de sinistres et de leur ampleur, et donc de la prime d’assurance. D’une manière générale, responsabiliser l’usager du véhicule est toujours payant.

5. La remise en état
Un mois avant la restitution du véhicule, il peut être judicieux d’effectuer une prévisite de remise en état chez son carrossier habituel. L’idéal est même de regrouper les petites interventions en une seule visite en fin de contrat, afin d’éviter de payer plusieurs fois la franchise. Concernant les restitutions, le SNLVLD table sur 180057 véhicules pour l’année 2014. À noter que la durée de détention augmente pour les VP (39,7 mois), les VS (46,6 mois), mais pas pour les VU (51,8 mois). Les kilométrages parcourus représentent 101 000 km (VP), 102 000 (VS) et 107300 (VU).

 

Source: decision-achats.fr