CONDUITE EN HIVER: ANTICIPEZ !

L’hiver, les routes se couvrent bien souvent de neige et de verglas. Jusque-là rien d’anormal. Sauf que certains conducteurs prennent encore le volant sans connaitre les règles basiques de la conduite hivernale. Voici nos conseils.

Pensez aux pneus hiver !

Stop aux idées reçues ! Les pneus hiver ne sont pas réservés à la conduite en montagne.

Conserver les mêmes pneus toute l’année ou monter des pneus hiver à l’avant sur les seules roues motrices (interdit sur une propulsion) ne semble pas poser de problème à certains automobilistes. Mais c’est comme sortir en tongs dans la neige.

Faire un démarrage en côte en pneu été sur la neige ? Pas facile, voire impossible. Avec la monte hiver dont les structures et les gommes sont différentes, le pneu retrouve du grip car il conserve sa souplesse à basse température. En cas de freinage d’urgence, sur route enneigée, à une température de -5 °C et à une vitesse de 50 km/h, une voiture équipée de pneus hiver met 37 mètres de moins que la même voiture avec des pneus été pour s’immobiliser.

Pour reconnaître un pneu hiver, il suffit de regarder sur le flanc qu’il possède bien le marquage « Mud + Snow » (M + S, traduire boue + neige NDLR) selon la législation définie dans l’Union européenne. Quant à savoir quand le monter, c’est la température extérieure qui va vous guider. Lorsqu’elle descend en dessous de 7 °C, le pneu hiver est le plus performant. C’est alors le moment de chausser ! Il est possible également de se caler sur les changements d’heure été et hiver.

NEIGE

Si votre contrat LLD comprend le changement saisonnier des pneumatiques, pensez à prendre rendez-vous sur www.adfleet.fr pour leur confier le convoyage des véhicules de votre flotte vers des réparateurs pneumatiques agréés. Ils seront rendus à vos collaborateurs nettoyés avec leurs pneumatiques hiver montés, équilibrés et valvés.

Adoptez une conduite souple: évitez les accélérations franches, les dépassements intempestifs et les freinages violents. Méfiez-vous également des zones de freinages et de décélérations telles que les virages, les descentes, les ronds-points. Une conduite nerveuse sera le meilleur moyen de perdre le contrôle de votre véhicule.

Roulez doucement et prévoyez plus de temps pour votre trajet: il est important de respecter des limites de vitesses abaissées lorsque la route est enneigée, verglacée ou tout simplement mouillée. Les limitations de vitesse seront donc de 80 km/h hors agglomération (contre 90 km/h habituellement), 100 km/h sur les rocades (contre 110 km/h) et 110 km/h sur les autoroutes (au lieu de 130 km/h).

Anticipez, anticipez, anticipez: comme en deux-roues, regardez bien devant vous. Essayez de repérer les zones potentiellement dangereuses pour éviter toutes situations délicates. Les pièges sont nombreux lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises, restez concentré.

Augmentez les distances de sécurité: lorsque les conditions de conduite sont exécrables, il faut absolument prendre conscience que le véhicule mettra davantage de temps pour s’arrêter. Si la visibilité est médiocre, il ne faut pas que la distance entre deux véhicules soit inférieure à 50 mètres.

L’hiver, les conditions de visibilités sont généralement plus mauvaises. La luminosité n’étant pas toujours au rendez-vous et la nuit tombant plus tôt que le reste de l’année, vous devez davantage faire attention à votre environnement. Vélos, motos, scooters, piétons… Ces usagers vulnérables ne sont pas toujours visibles sur la chaussée. Redoublez d’attention. Lorsque votre visibilité est inférieure à 50 mètres, ne dépassez pas les 50 km/h et pensez à allumer vos feux de croisement s’il le faut.

Empruntez les accès principaux: privilégiez les routes les mieux dégagées et surveillées et évitez de rouler sur des chaussées non-déneigées. Respectez les déviations et les accès restreints. Ne vous aventurez pas hors des sentiers-battus.

N’attendez pas d’être bloqué pour renoncer à continuer votre trajet. Et si jamais c’était le cas, attendez les instructions des services d’interventions, sans abandonner votre véhicule. Sur autoroute ou rocade, ne stationnez pas sur la bande d’arrêt d’urgence, restez sur la file de droite.

Respectez les agents de d’intervention et leurs engins.

Article R414-17 : « Lorsque, sur la chaussée, une voie de circulation au moins est couverte de neige ou de verglas sur tout ou partie de sa surface : Le dépassement des engins de service hivernal en action sur la chaussée est interdit à tout véhicule ». En cas de non-respect, sachez que vous serait puni par une contravention de quatrième classe, et même voir votre permis de conduire suspendu pour une durée de trois ou plus.

Un conducteur averti en vaut deux.

Comprendre les différentes conditions de conduire

-Conditions de conduite délicates : Vous devez être vigilant, présence de verglas ou de neige faibles mais rendant les routes potentiellement dangereuses.

-Conditions de conduite difficiles : Retardez votre déplacement, présence de verglas ou de neige généralisés pouvant bloquer le trafic routier.

-Conditions de conduite impossibles : Ne prenez pas le volant, les conditions météorologiques étant épouvantables rendent la circulation impossible.

 

Sources : ledauphine.com, L’internaute