La voiture autonome divise le monde

À l’occasion de l’édition 2016 de son étude, l’Observatoire Cetelem s’est penché sur la question de l’arrivée du véhicule autonome sur les routes. Laissant apparaître quelques divergences sur le sujet à travers le monde.

Sur toutes les lèvres des acteurs de l’industrie automobile mais également sur celles de nouveaux venus, la voiture autonome aura été le centre de l’attention en 2015. Preuve en est avec l’Observatoire Cetelem qui en a fait son sujet d’étude pour cette fin d’année. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats de cette enquête, réalisée avec le Bipe et TNS Sofres dans 15 pays, laisse apparaître des avis, tranchés, mais plutôt partagés sur le véhicule autonome.

Premier constat, pour 75 % des 8 500 sondés dans les 15 pays concernés (dont la Chine, les États-Unis, le Brésil, le Japon, l’Allemagne ou encore la France), le véhicule autonome sera une réalité. Mieux encore, 55 % des répondants seraient intéressés par l’utilisation d’une voiture 100 % autonome. Ce chiffre est cependant à nuancer. Si les pays émergents comme la Chine (91 %), la Turquie (81 %), le Brésil (73 %) ou encore le Mexique (69 %) se montrent très emballés, les États-Unis (32 %), l’Allemagne (36 %) et la France (41 %) sont pour le moins réticents « à lâcher le volant ».

Les pays émergents plus enthousiastes

Un autre élément confirme cet intérêt renforcé des pays en développement dans ce dossier. En effet, ils sont les plus optimistes quant à l’arrivée du véhicule autonome sur les routes. Ainsi alors que la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni estiment qu’il devrait débarquer entre 2022 et 2024, le Mexique et le Brésil estiment pour leur part qu’il sera disponible dès 2020.

Pour expliquer ce vif intérêt de ces pays pour cette technologie, Flavien Neuvy s’est tourné vers le passé. Il a notamment expliqué qu’à l’image de « l’Afrique qui est passé tout de suite au téléphone portable sans passer par le fixe », ces sociétés « ont tendance à sauter des étapes ».

La barrière d’entrée sur le marché automobile est brisée

Si l’essor du véhicule autonome reste lié aux contraintes technologiques et réglementaires, un autre basculement semble s’opérer. En effet, pour 46 % des personnes interrogées, ce sont les spécialistes des technologies de l’information (Google, Apple, Uber…) qui seraient les plus légitimes pour commercialiser cette voiture.

Les pays de tradition automobile comme l’Allemagne, la France, les États-Unis ou le Japon ne partagent pas cette opinion et misent sur les constructeurs. Mais cet essor des nouveaux acteurs prouve « que la barrière d’entrée sur le marché automobile, que les constructeurs pensaient insurmontables, est aujourd’hui brisée », a conclu Flavien Neuvy.

 

Source: Flotauto